15.9.04

déménagement

Ce blog est désormais disponible sur http://vanb.typepad.com/versac/

8.9.04

Nouvelle adresse

Je vous rappelle que le blog versac / tentatives de réflexions est disponible à l'adresse suivante : http://vanb.typepad.com/versac/.

Nicolas


25.5.04

Moore / Myard

Reprise de posts sur u-blog.net/versac.

Moore again

Sur les conseils de Tlön, il faut absolument lire cet article dans The Observer (l'hebdo du Guardian) : Michael and me.

Le Michael Moore qui y est décrit est encore plus odieux que les faibles supputations que j'osais dans un précédent post. Que les masques tombent. J'aime particulièrement le passage où, à une question posée sur ce que disait de lui un ami d'enfance ("Moore doesn't treat people well", ce qui est ), il répond par une diatribe dont on croirait qu'elle pourrait être dite par un tyran ignoble dans le film le plus caricatural qui soit (en gros, cet ami, pour qui il a de la peine, est sous le coup de l'alcool, de drogues, est un raté qui n'a pas réussi à sortir un livre depuis 12 ans...).

Je crois que mon opinion est faite sur le bonhomme.

Autre suite.

Je parlais récemment de la proposition de loi qu'ont proposée quelques (46 tristes) députés pour rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme. Eolas avait très bien démonté l'exercice démagogique. Jacques Myard, un des signataires, lève le voile dans une interview très, hum, éclairante au Figaro.

Quelques extraits pour la bonne bouche, avant de vomir le tout.

Il s'agit bien de rétablir la peine de mort au-delà des terroristes (qui en aurait douté), et le critère pour sélectionner les crimes visés est leur "sordidité" (par exemple, pourquoi pas un voleur de sac à main de vieilles dames, ou un SDF qui pisse dans ta cage d'escalier, c'est sordide, ça, non ?) :

La peine de mort se pose non seulement évidemment pour les terroristes, mais aussi de manière plus totale à l'encontre des crimes et des meurtres les plus sordides.

L"homme nous livre une vision assez étonnante du rapport à la vie :

En conséquence, l'abolition de la peine de mort a induit directement la dévalorisation de la vie. Affirmer que les crimes des assassins ne doivent pas être sanctionnés par la condamnation suprême signifie qu'une vie ne vaut plus une vie.

Et enfin, prouve qu'il a tout compris à la justice :

Comment peut-on croire qu'un assassin ayant purgé quarante ans de prison s'en trouve amendé ? Cela n'enlève rien au caractère criminel de l'acte et ne répare rien. Le repentir n'efface pas le meurtre.

J'ai envie de conclure : Ni Moore, ni Myard. United we stand.


27.4.04

Actu
Petite note l'air de rien pour rappeler à blogger que ce compte reste actif.
Aussi pour aider au ranking de Plume de vie, site de biographe, où l'on pourra trouver comment écrire ses mémoires. Bref, le site de Christie.
Je sais, c'est une pub éhontée. Je vous prie d'avance de m'en excuser.

3.3.04

Bonjour, bonsoir,

transfert en cours de ce blog sur u-blog.

Je garderai celui-là pour les archives (je ne crois pas pouvoir les transférer).

Liens à updater. Je vous promets, je cherche une belle mise en page !

Nicolas.

2.3.04

Retour
Dur dur, pas bloggé depuis plusieurs jours. Mais pas mal baladé sur la blogosphère francophone, qui s'étoffe vraiment ces temps-ci.

Quelques réflexions sur l'actualité. J'ai l'impression que c'est la première fois qu'on a une telle couverture des stades amont de la campagne présidentielle amércaine. Je n'ai pas souvenir d'autant de battage les années précédentes. Je crois que c'est révélateur d'une réelle opinion anti-bush de la part de nos media. Opinion avec laquelle je suis plutôt d'accord, mais que je trouve assez grâve et caricaturale. Comme dit (en substance et mieux que ça) JL Ezine dans sa revue de presse sur Culture, "le choix des titres de Une, ça ne supporte pas le secon degré". On sent dans l'ensemble des média français une envie de soutenir n'importe quel rival potentiel de Bush, de se préciupiter pour nous en faire un nouveau Kennedy, on se jette sur le moindre ragot à son égard... Etonnant.

La crise en Haïti. On en parle énormément en France. C'est un drame.
Mais la politique étrangère ne se fourvoie-t-elle pas ? Tout d'un coup, on s'en va sauver des peuples, avec ces horribles américains ? Au point d'avouer qu'un mandat de l'ONU n'est pas chose nécessaire ? On se permet d'exiger le départ d'un président, voire de se débrouiller pour le foutre dehors, puis on installe sur place des hommes armés ? Quel scandale, non ? Où est le respect de la nation ?
Et pensez ! Ce méchant Bush envahit Haïti sans même prouver l'existence d'armes de destruction massives ! Quel salaud !

Bref, je ne comprends pas les conditions dans lequelles on a le droit d'intervenir dans des pays où des gens se font massacrer et où le situation est "délicate". Pourquoi intervenir en Haïti et pas en Irak ou en Tchétchénie ? Si vous pouvez m'éclairer, je suis preneur.


27.2.04

Un jour dans la vie
Aujourd'hui, ma journée sur unjourdanslavie.org, site que je ne peux que vous conseiller de visiter. C'estsans doute un des premiers photoblogs collaboratifs (sans le savoir, comme Monsieur Jourdain).


26.2.04

Saudade

Je re-découvre, sur "sophil de l'eau" ce sentiment de Saudade. Se laisser emporter par le cours du temps, avec le sentiment d'un décalage par rapport au monde dans lequel on vit, se sentir un peu étranger, laisser couler, avoir un peu de nostaligie. Un sentiment doux et nostalgique, d'une douleur diffuse, d'un manque léger.
Un manque familier et sympathique, dans lequel il est bon de se laisser couler.

Merci Sophie de me l'avoir fait redécouvrir. En plus, j'aime bien le mot. Il évoque en mois des notes de Jobim, le temps un peu gris et lours qu'il y a parfois à Rio, le fait de marcher sur plage l'hiver à Dinard, les longues heures au volant sur une autoroute un soir de week-end, à écouter un disque familier retrouvé...
Risotto aux champignons

Eh oui, à la demande de Christie, je vais quand même vous faire part de mes savoir-faire. Le risotto, c’est très bon. Je parle évidemment de celui à la Milanaise, le risotto qui est naturellement crémeux, fait avec du riz d’Italie, cultivé dans la plaine du Pô.

Premier conseil : bien choisir son riz. Si vous prenez du riz basmati ou thaï (on ne trouve plus que ça en France) ou du Uncle Ben’s de base, n’espérez pas obtenir un résultat de qualité. Il faut prendre du riz italien, cultivé dans la région de Mantoue, de Bologne, de Milan (ah, l'Italie, la Lombardie, l'Emilie Romagne)… Leurs noms : Carnaroli, Vialone Nano ou Arborio.

Ensuite, il faut du bouillon. J’ai un peu tout testé. Il faut un bouillon adapté aux autres ingrédients que vous allez mettre. En général, un bouillon de volaille passe bien avec tout, mais n’hésitez pas à utiliser un bouillon de légumes (type kub’or) pour un risotto aux courgettes, tomates confites et noix de saint-jacques, par exemple.

Alors, comment fait-on ?

D’abord, on fait revenir un oignon, ou des échalotes dans du beurre fondu ou de l'huile d'olive, à feu vif. Quand il est bien transparent, on ajoute le riz (une tasse à thé moyenne par personne, au pif). C’est bien quand il reste un fond de beurre, ça permet de bien lier le gluten qui va s’échapper du riz. Il faut remuer constamment. Le riz va devenir un peu transparent à son tour. Comptez deux minutes environ.

Là, il faut ajouter une bonne rasade de vin blanc, pour couvrir le tout. Choisissez le vin blanc en fonction du reste de l’accompagnement, comme pour le bouillon. Plus fruité pour des légumes, plus sec pour un risotto aux champignons ou aux lard… je me souviens d'avoir mis du Viognier dans un risotto aux saint-jacques, c'était parfait.

Ensuite, c’est très simple, il faut verser du bouillon progressivement, en couvrant à chaque fois de bouillon, et en remuant toujours très régulièrement jusqu’à absorption complète. En 15 minutes, vous aurez absorbé un bon paquet de bouillon (environ 1 litre pour 4 personnes ?), et il restera un aspect crémeux, liant les grains de riz. C’est le gluten, c’est le signe d’un risotto réussi.

LA question : quand met-on les champignons ?
J’ai deux solutions. Soit vous en faites une poêlée à part (type champignons de Paris, ail et persil) que vous ajoutez sur la fin (mais pas au dernier moment, il faut que les champis et je risotto cuisent et se mêlent pendant quelques minutes).
L’autre solution, c’est de les incorporer directement, plus tôt, pour qu’ils cuisent avec le riz, dans le cas de funghi porcini (cèpes) secs, par exemple. L’inconvénient est qu’ils vont recevoir du bouillon et cuire sous son impulsion. Je préfère l’autre.

Ne pas oublier d’ajouter quelques herbes selon le type de risotto, un peu d’ail, et, touche personnelle, une lampée de sauce soja. Ca brunit, ça sale et ça donne ce goût si unique.

Voilà un bon plat roboratif de dimanche soir.

Pour servir, ce qui fait chic, c’est de servir directement sur l’assiette en un petit monticule bien dessiné, avec sur le dessus, une fine feuille de ventrêche ou de lard fumé bien grillé.
Passionant
Via Phersu, je découvre le Political Compass. Je ne suis pas sûr que les questions soient très juste soient très adaptées au contexte français, mais au global, je vous invite à l'exercice, qui permet de sortir du débat simple droite-gauche, en lui ajoutant la dimension libéral/autoritaire très appropriée.

Mon résultat : -1.00 (sur l'axe D/G), -3.85 (sur l'axe Libéral/Autoritaire). En gros, celà veut dire que je suis quelqu'un plutôt au centre-gauche (souci des inégalités, progressiste, etc..), et assez libéral (primauté à l'individu, souci de la liberté).

Ca veut dire qu'aujourd'hui, mon positionnement est assez peu représenté en politique (positionnement en général plus autoritaire).

Intéressant, non ? Et vous, où êtes-vous ?

25.2.04

Sofa Magazine

En général, j'aime beaucoup ce magazine. Pensez, ils ont fait leur couv, en moins d'un an, sur Claire Denis, Vincent Gallo et le phénomène teenage movies (en mettant en perspective Clark, van Sant et American Pie 3).
Sa parution en léger décalage avec le reste de l'actualité permet souvent de revenir en arrière, de prendre du recul, et je sis souvent d'accord avec ce recul et cette analyse. Et puis de découvrir des créations, des auteurs.

Mais là, dans le dernier numéro (février), je ne suis plus d'accord sur tout. Ils n'ont pas aimé Lost In Translation, n'y voyant que du vide. Là où j'ai été emporté du début à la fin comme dans un songe. Serais-je vide ? Et puis ils font tout un plat de Rocco Siffredi, que je n'ai pas vu dans "Anatomie...", mais dont tous les critiques que j'aime d'habitude soulignent le vide et l'absence de qualités d'acteur.
Allez, je suis dur, le reste est bon, juste, et je m'y rallie. Plein de découvertes potentielles (je vais aller écouter l'album de Demon). Mais j'ai peur : j'avais enfin trouvé un "magazine culturel" qui ne faisait pas dans le politique ou le social branchouillis, et avec lequel je me trouvais une communion de goût. Sera-ce fini bientôt ?
Elections régionales, le débat public

Attrape-cons ?
Aujourd'hui, j'achète Le Monde d'hier, accroché par le titre de Une (Les enjeux de la bataille d'Ile de France), en me disant que ça y est, on va enfin avoir une analyse des enjeux liés aux élections en Ile de France : quels sont les questions-clefs, les problématiques du développement, quels sont les positionnements des différentes listes sur ces sujets, etc...
Mais non, raté. Les enjeux ? Savoir qui va gagner, quel score va faire Santini, si Copé va faire face à un vote sanction, si LO/LCR va bouffer des voix à la gauche, si le FN va faire un bon score et "jopuer les trouble-fête"...

Mais quand parlera-t-on des projets et des programmes ? L'important n'est-il pas de savoir si (et comment) on va faire de cette région une région importante, mieux équilibrée, plus juste, plus respectueuse de l'environnement, ce comparer les propositions, de challenger leur crédibilité ?

Je vais tenter de m'y attaquer, par une lecture et une comparaison des programmes. Mais je n'ai pas le temps ni les compétences journalistiques d'un journaliste du Monde.

Je suis preneur de tout site qui analyserait sur le fond ces propositions.
Au tour de Copé !

Via Mediatic (merci pour l'inscription dans la liste des blogs, très touché), j'apprends que Copé s'est lancé dans l'ambitieuse aventure d'un blog. Même attitude qu'avec Strauss-Kahn : c'est bien, mais il va falloir se mettre au niveau d'exigence de l'outil. Mais plus sévère : il n'y a rien aujourd'hui sur le blog, là ou DSK avait commencé avec un fond de contenu, ce qui est plus judicieux pour entamer le dialogue.
Et puis, il a l'air clairement de prendre ça uniquement comme un outil de promotion à l'usage d'une cible particulière (les gens qui sont sur internet, qu'on imagine cadre sup, technophiles, qui ne vont pas sur les marchés et dans les réunions publiques) et pas du tout comme un outil de dialogue.

En outre, le site Cope2004 n'est pas l'exemple de la présentation juste et saine d'arguments destinés à convaincre des électeurs éclairés. Je ne vois sur le site aucun lien vers un semblant de programme : soit je suis myope, soit je ne sais pas naviguer, soit il n'en a pas ? (titres de rubriques : Actualités, agenda radio et TV, Les candidats, listes, A la une, Temps forts, Portrait, Signez la pétition, La boite à idées, Soutenez JFC, le message de Sarkozy). Ah si ! Il faut cliquer sur "comprendre les enjeux", puis sur "Pour que vivre ici soit une chance pour tous !" pour accéder aux "grandes orientations du programme ! Pas clair, pas direct. 1 lien sur 30 mène à une page où on peut avoir la synthèse du programme !!!

PS : depuis ce post, en fait, je me rends compte qu'une image pesant 126 Ko ne s'affichait pas, et masquait la navigation. reste que le fond reste très en retrait par rapport aux événements de campagne...

Sur son site, Huchon gagne nettement la bataille de la transparence et du débat sur le fond : tous les thèmes du programme ont des liens directs sur la home page. Santini est entre les deux (plus orienté "sourire" et échanges que présentation du programme).

Je fais encore partie des 54% d'indécis sur leur vote : les informations du site seront l'élément fondamental de mon choix.

Enfin, je me demande quel titre Copé sortira en 2007 : le dépôt de bilan de Chirac ? Il nous avait déjà fait le coup avec Jospin en 2002 et il réitèreen 2004 avec Huchon. Je lance un défi : celui qui sort le bouquin "le dépôt de bilan de Jean-François Copé" aux prochaines municipales à Meaux gagne un pin's parlant de Jacques Chirac et le prix de l'humour politique.

PS et update : Blogger m'emmerde avec ses problèmes de gestion des aceents, l'absence de photos et de catégories. Et Copé a posté sur son blog .... des articles datés d'il y a quelques semaines déjà présents sur son site. Quel est l'intérêt ? Ils feraient mieux de poster les liens vers ces articles en expliquant l'esprit.

23.2.04

Guerre à l'intelligence

Je ne peux pas être d'accord avec ce manifeste, car il contredit certaines de mes convictions les plus fondamentales. D'abord, celle que la stigmatisation violente des défauts de l'ennemi (à supposer qu'ils soient vrais) ne le rend pas meilleur et ne l'aide pas à les corriger. Ensuite, celle que tout serait bon d'un coté (à gauche, on aide et on aime l'intelligence), et, de l'autre, tout mauvais (à droite, on raisonne comme un petit patron con).
Je ne crois pas à l'opposition systématique, mais à la critique eprtinente et intelligente, pour faire avancer les choses.
Quel est l'objectif de cette pétition, que cherchet-ils, ceux qui la signent et l'ont lancée ? ceux qui l'ont lancée l'ont fait sans doute parce que leurs discussions de fin de soirées ont du s'emporter contre "les réacs et les fachos" et qu'ils ont assimilés des bribes de politiques en une solution réfléchie et totale. Ceux qui la signent le font pour des raisons diverses : pour se donner une "crédibilité de gauche" (je manifeste), par réflexe de participation à tout ce qui va contre la droite, parce que ça fait du bien de se défouler un peu contre ce gouvernement.

En fait, cette pétition a tort : le gouvernement ne pratique pas du tout une politique cohérente et systématique. C'est bien, d'ailleurs, ce que l'on peut lui reprocher : aucun projet de société n'a été expliqué, on navigue à vue, sans horizon et cap, sans l'avoir partagé. Quelle différence avec nos voisins, avec la gouvernance telle que la pratique Blair, par exemple, qui rend des comptes et reprend sont projet à chaque étape importante ! c'est ce manque de lisbilité, de cohérénce qui prête de mauvaises idées et de mauvaises intentions aux détracteurs, et permet de fédérer tous les mécontents du changement.

Si le changement faisait partie d'un projet de société juste et partagé, sur lequel une majorité de français s'était exprimée, les mécontents n'auraient qu'à l'accepter. Au lieu de celà, le gouvernement croit toujours disposer d'un blanc-seing (82%) à sa politique, et n'explique et ne partage pas.

En outre, pour donner un peu de crédit au pétitionnaires, il est vrai que notre gouverneùment ne fait pas preuve de beaucou d'intelligence dans ses lois et programmes récents : des mois de négociation et d'échanges sur les retraites pour ariver à n'en régler qu'une petite partie, des mois de débat sur la laïcité pour une loi sur le voile stupide, ... Des simlifications permanentes du débat sont réellement à l'oeuvre. Mais elles ne sont pas l'apanage de notre gouvernement actuel, mais bien de la démocratie d'opinion qu'est devenue la France.

Enfin, je partage certains points de l'analyse d'A.G. Slama dans le Figaro d'aujourd'hui. La tendance à la réudction de l'individu à ses dimensions économiques et juridiques vient beaucoup de la social-démocratie, qui, à force d'avoir défini des règles, des normes, des droits multiples, fondés sur des critères objectifs (revenus...), a créé une focalisation sur ces deux dimensions.
Strauss-Kahn encore

Très intéressant phénomène. Strauss-Kahn est devenu, par la simple ouverture de son blog relayée dans la communauté des bloggers francophones, l’homme politique le plus référencé par les blogs.
Si DSK reste derrière Fabius et Aubry, parmi les énors du PS dans le nombre de résultats google (et devant Hollande), ce qui est logique compte-tenu de son absence de la scène politique pendant quelques années, il est loin devant sur technorati (.

C’est assez logique, mais ça a été très rapide. Le blog est déjà en train d’évoluer, et les réactions ont, semble-t-il généré un dialogue fructueux chez AGEE.

Poursuite de la découverte d’AGEE : j’ai lu en détail le manifeste : je suis globalement d’accord avec le document. Le constat est très juste (le monde a changé, une refondation intellectuelle et politique est nécessaire…). Les termes du débat sont assez bien posés, et des prises de positions claires sont prises (distance avec le marxisme notamment).

Quelques remarques ou critiques néanmoins :

- la crise politique n’est pas, selon moi, qu’une crise de la pensée politique. C’est aussi – et beaucoup - une crise de notre système de gouvernement : panne de notre démocratie de représentation (endogamie entre élus et fonctionnaires, quasi-féodalisme, durée et nombre de mandats trop importants) qui ne prouve pas sa capacité à améliorer le système (ce système de castes politiques empêche tout changement important). La réflexion sur le système politique doit dépasser le simple fait de l’éthique, mais bien celui de sa mise en œuvre. Cf. sur ce point l’intéressant rapport de l’Institut Montaigne, « comment améliorer le travail parlementaire », ainsi que les différents et nombreux travaux de l’Ami Public sur le sujet.

- Il y a une vraie crise d’identité droite/gauche. Mais la réponse n’est-elle pas par la formation de nouveaux clivages, sur d’autres critères, plus adaptés à notre monde actuel (axe Etat/international, jacobin/girondin, interventionniste/régulateur, moderniste/conservateur…) ? Ce qui faisait l’identité de la gauche semble partiellement rompu : faut-il se raccrocher à ce bloc hétérogène qu’est le PS ou bien chercher les nouvelles lignes de rupture ?

- L'orientation des débats n'est pas très claire : quel objectif poursuit-on ? Qu'est-ce qui nous unit ? Quelle est la différence entre ce club et de nombreux autres, outre le fait qu'il y a DSK derrière ? Pourquoi m'investir là-bas plutôt qu'à L'institut montaigne, à En Temps Réel, à l'Ami Public ? Est-ce un vrai Think-Tank ouvert ou un pseudo-groupe destiné à fédérer les activités de DSK ? Je ne suis pas sût qu'il faille reconstruire un "nouveau paradigme idéologique". CEux qui en rêvent peuvent encore essayer de la construire. A la vitesse où notre monde change, il sera caduc dans quelques années. Ce qui ne signifie pas pour autant la "fin de l"histoire", mais sans doute la fin des "solutions globales uniques" que représentent les sytèmes idéologiques.

Je corrige donc un peu ce que j’avais dit sur AGEE (opinion moins négative) : intéressantes perspectives de débat. Et personnalités de qualité, sur le plan économique (Cohen, Piketty) comme philosophique (Monique Canto-Sperber)…
Mais bon, comme toujours, ce qui me gène, c’est le décalage entre le discours du club (constat très dur pour la société française, renouveau nécessaire, très haute exigence sur l’éthique politique) et les pratiques de ses membres politiques (discours et articles récents de DSK tournés vers la critique systématique, refus de reconnaître ce qui est proprement dit dans le manifeste par Moscovici il y a 2 ans face à Christian Blanc dans France Europe Express et pratiques politiciennes de nombreux membres...).
A suivre ?

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