30.1.04

Retour à Paris

Après semaines de vacances. Hum, bien, joyeux, soleil, poissons. Allez à Scuba Junction. J'ai collé leur sticker à l'arrière de la voiture.

Retour à Paris, avec le président chinois. Tout a été dit ou presque, sur l'accueil scandaleusement trop sympathique réservé à cet hote. Chirac n'avait pas à aller aussi loin dans le cirage de bottes, pas à donner des lecons à Taïwan sur ses affaires intérieures, pas à s'opposer à l'embargo sur les armes. Encore une fois, j'ai honte de notre diplomatie. Ce ne sera pas la première fois.

Trouvé également sur le net, ce texte de Sean Penn, qui prouve que ce monsieur sait, outre être un bon acteur (n'est-ce pas Christie ?), avoir un point de vue honnête sur les choses. Extrait :
"For Iraqis, there was no pro-war or anti-war movement last spring when the United States invaded their country. That, in their view, was a predominantly Western debate. They're used to war; they're used to gunshots. What is new is this tiny seed and taste of freedom. It is a compelling experience to have been in Baghdad just one year ago, where not a single Iraqi expressed to me opinions outside Baathist party lines, and just one year later, when so many express their opinions and so many opinions compete for attention.

Est-il nécessaire de souligner dque Sean Penn était présenté en France comme un héros, un pourfendeur de l'horrible Bush, bref, un homme du clan de la paix, un homme de bien. Comment se fait-ce que ces propos ne soient pas repris en France dans nos média, qu'on ne parle même pas de son témoignage de retour en Irak ?
Parce que, disons-le tout net, Sean Penn est un traitre. En fait, sous ses dehors de bon gauchiste pacifiste, sous ses dehors de Michael Moore maigre, c'était un suppot de Bush l'horrible.

A lire aussi (je l'ai acheté, lecture prochaine) : La guerre à outrances. Un livre d'analyses sur la désinformation opérée par la presse française sur la guerre en Irak. *

28.1.04

Diplomatie

Un concept qui doit me dépasser, tant il correspond à des nuances et des équilibres trop fins pour une personne un peu basique comme moi. Ce qui apparait comme des contradictions doit en fait être une stratégie et une ligne directrice logique.

Par exemple, quand un Etat démocratique attaque un autre, qui est sous la coupe d'un dictateur sanguinaire, après avoir tenté pendant un an de le faire avec le soutien de l'ONU, c'est une atteinte fondamentale au droit international, qui mérite que l'on se mobilise pendant des mois avec énergie et qu'on prenne des postures appelant à la paix et la démocratie mondiale.
Quand un pays non démocratique, connu pour son absence de respect de nombreux droits de l'homme, installe des missiles pointés sur un autre Etat, démocratique, qu'il souhaite annexer, c'est cet autre Etat qui est coupable de traitrise, de rupture du dialogue, qu'on appelle à la raison. On dine donc avec le premier, Petrus 1982, Airbus A320, en lui disant combien on l'aime et combien on voudrait lui vendre nos missiles pour les pointer sur l'horrible démocrate.

Toute la stratégie du Quai semble à présent de s'allier - sans aucune exigence - avec des puissances peu recommandables, beaucoup plus fortes à terme que nous, et connues pour leurs marchés de dupes (quand la Chine attaquera Taïwan, que pourrons-nous dire ? Plus que ce que nous disons à la Russie pour la Thcetchenie ?).

Celà m'écoeure, surtout quand c'est fait sur le ton du "pays des droits de l'homme", "à la vocation universelle" et "défenseur de la démocratie dans le monde".

7.1.04

Bonne année

et tous mes voeux, etc...

Bonne résolution N°1 : reprendre le fil perdu de ce blog, peut-être de manière plus légère parfois, plus variée aussi, mais surtout plus régulière.

Pour commencer, petit commentaire sur nos amis du gouvernement, en ouvrant sur l'anecdotique. Dans le Figaro, aujourd'hui, ou hier, on peut lire une tribune de Renaud Muselier, qui explique tout ce qu'il a fait pour les Français de l'étranger. Il y a vraiment de quoi se demander : qu'est-ce que cette tribune vient foutre là, à un moment où des sujets plus graves existent certainement, et où on aimerait sans doute avoir des explications sur l'action d'autres membres du gouvernement, pour en comprendre le projet et la cohérence.
Sauf qu'on sait bien que Renaud Muselier est candidat aux régionales en PACA. Et qu'il a besoin de se faire un nom et une image, tant son chef Villepin ne lui laisse que peu de place. Et il dit : regardez tout ce que je fais. C'est touchant.
Et que fait Muselier ? Il se balade (jusqu'en Mongolie ou en Arménie, apprend-on, ça doit être chouette), et il glorifie notre superbe corps de fonctionnaires diplomatiques, et les Français dont il s'occupe (les expats). Il remplace l'absence de réelles attributions par un activisme qui doit être visible. Et il ne parle pas de la première grève du personnel du Quai d'Orsay de son histoire, qui a eu lieu il y a quelques semaines.

Mais bon, il reste derrière cette belle histoire qu'on a nommé un médecin au poste de secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, sans lui confier d'attributions (voir la page de présentation de Renaud Muselier sur le site du Quai d'Orsay, et cliquer sur "attributions du sercrétaire d'Etat" : la page n'existe pas), comme on faisait autrefois des barons et qu'on confiait des terres ou des charges. Et M. Muselier, lui, ne trouve pas ça choquant. C'est comme Pierre Bédier qui trouve juste qu'on nomme un Secrétaire d'Etat pour gérer les "programmes immobiliers de la Justice".

Voilà. Sans commentaire en plus.

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